Gerard Kennedy, ministre de l'Éducation – Déclaration à l'Assemblée législative – L'introduction du projet de Loi de 2004 annulant le programme de perfectionnement professionnelL'introduction du projet de Loi de 2004 annulant le programme de perfectionnement professionnelLe 13 mai 2004 Monsieur le Président, je viens aujourd'hui parler d'un projet de loi qui améliorera le milieu de travail, le moral et, finalement, le perfectionnement professionnel continu des enseignantes et enseignants de l'Ontario. Le 22 avril, le premier ministre McGuinty a donné un aperçu du plan de notre gouvernement pour une amélioration extraordinaire de l'éducation publique. Notre plan se fonde sur la ferme conviction que le système d'éducation public de l'Ontario peut et doit assurer l'excellence pour tous les élèves. L'avenir de nos élèves et de notre province en dépend. Nous ne pouvons arrêter le dérapage, qu'on avait laissé se produire, dans nos écoles financées par les deniers publics, que si nous assumons la responsabilité de la réussite et du bien-être de toutes les personnes qui y travaillent. Un système d'éducation qui aspire à faire réaliser à chaque élève son potentiel doit être un système qui permet au personnel enseignant et aux autres travailleuses et travailleurs éducatifs de réaliser le leur. Le gouvernement McGuinty assumera la responsabilité de l'excellence en enseignement, Monsieur le Président. Une différence clé entre notre gouvernement et celui qui l'a précédé tient de ce que nous croyons que les enseignantes et enseignants recherchent l'excellence autant que nous. Notre politique se caractérise par le respect des enseignantes et enseignants comme des professionnels : des gens qui se comportent de manière à mériter la confiance du public. Chaque élève de l'Ontario a besoin d'un enseignant hautement professionnel et motivé devant sa classe; chaque élève le mérite. Le projet de loi d'aujourd'hui est un important premier pas vers la réalisation de cet objectif, en apportant du respect et du soulagement, attendus depuis longtemps, au personnel enseignant de l'Ontario. Ce projet de loi accomplit une chose simple, mais nécessaire il élimine une approche punitive et pleine de défauts du gouvernement précédent à l'égard de la profession enseignante, sous forme de programme de perfectionnement professionnel ou « PPP ». Ce programme, connu aussi sous le nom d'« examen du personnel enseignant », a été mis en place il y a quatre ans dans le cadre de l'approche visant la désunion du gouvernement précédent envers les 115 000 enseignantes et enseignants des écoles publiques. Au lieu de motiver nos enseignantes et enseignants, il faisait des annonces publicitaires partisanes. Au lieu de collaborer avec eux, il en faisait une cible. La politique PPP était d'emblée une politique de conflit. Elle trouvait son origine dans une promesse électorale des conservateurs en 1999 visant l'« examen du personnel enseignant », en vue de profiter des préoccupations du public sur la qualité de l'éducation. Ce programme est en fait devenu le programme de perfectionnement professionnel le plus centralisé, bureaucratique et exagérément prescriptif qui soit. Les enseignantes et enseignants étaient sommés de terminer 14 cours sur cinq ans, dispensés par des fournisseurs approuvés de façon centrale. Sinon, l'Ordre des enseignantes et des enseignants de l'Ontario, créé par le gouvernement, révoquerait leur droit d'enseigner et leur certificat de compétence. Les recommandations de l'Ordre à cette époque ont été rejetées, et son indépendance a été piétinée, ce qui a eu pour effet d'aliéner l'Ordre de ses membres. Depuis sa mise en vigueur en 2001, le PPP a été un énorme échec en pratique. En date de septembre 2003, moins d'un enseignant sur cinq s'est inscrit à même un cours du programme officiel, sans parler des cinq ou six cours requis à ce moment-là. Le PPP a coûté à l'Ordre environ 10 millions de dollars, payés à même les cotisations annuelles supplémentaires exigées des enseignantes et enseignants. Monsieur le Président, si le coût en dollars est une mesure, le coût en découragement que la politique PPP a occasionné chez les enseignantes et enseignants de l'Ontario est beaucoup plus élevé. Selon une étude publiée il y a deux semaines, le taux de dépression parmi les enseignantes et enseignants de l'Ontario constitue une indication de « milieu de travail toxique », et l'incidence de cette affection dépasse d'un tiers celle des autres milieux de travail. Et le taux d'invalidité de longue durée a doublé depuis 1993. D'après l'Ordre, nous perdons un nouvel enseignant sur trois dans les cinq premières années d'exercice. En fin de compte, le gouvernement précédent n'a réussi qu'une chose - désenchanter une profession entière et miner l'une des plus précieuses ressources de notre province : ses enseignantes et enseignants. Monsieur le Président, nous allons corriger cette situation. Nous adoptons une nouvelle approche respectueuse à l'égard du perfectionnement professionnel des enseignantes et enseignants. Ce qui importe le plus, c'est que les enseignantes et enseignants obtiennent la formation et le perfectionnement dont ils ont besoin en temps opportun. Aujourd'hui, je suis fier de déposer un projet de loi pour abroger le programme de perfectionnement professionnel et de mettre fin officiellement à l'époque d'irrespect envers les enseignantes et enseignants. Aujourd'hui, nous renouvelons notre engagement à l'égard de la paix et de la stabilité dans le système d'éducation public de l'Ontario, afin que nous puissions fournir la meilleure éducation possible à nos élèves. Le ministère de l'Éducation publiera sous peu un document de discussion sur des approches envers l'excellence en enseignement qui permettront de tirer parti du meilleur de nos enseignantes et enseignants. Nous allons collaborer avec le personnel enseignant, ainsi qu'avec nos directions d'école, les conseils scolaires et les facultés d'éducation et nous demanderons l'apport des parents, des élèves et d'autres pour mettre au point un cadre de perfectionnement professionnel valable. Voici certaines des approches qui seront prises en considération :
En conclusion, Monsieur le Président, je veux m'exprimer de façon claire. Nous avons déjà des enseignantes et enseignants exceptionnels dans notre province. En tant que ministre de l'Éducation, au nom de notre gouvernement, je tiens à leur exprimer notre reconnaissance pour le travail généreux qu'ils accomplissent pour nos enfants et nos jeunes adultes. En outre, je déclare aux membres du public que les enseignantes et enseignants de l'Ontario sont des professionnels, qui par définition comprennent la valeur de l'apprentissage continu. Si nous avons accusé du recul dans le domaine du perfectionnement du personnel enseignant dans cette province à cause du PPP, cette assemblée devrait savoir que les enseignantes et enseignants de l'Ontario continuent de suivre des cours et de perfectionner leurs compétences en dehors du cadre Je suis convaincu que les enseignantes et enseignants de l'Ontario sont prêts à assumer la responsabilité de leur perfectionnement. En cela, et dans d'autres domaines, notre gouvernement les traitera avec le respect professionnel qu'ils méritent. Nous estimons que l'enseignement est plus qu'une profession. Il est l'un des plus nobles métiers et un service à la société. La Loi de 2004 annulant le programme de perfectionnement professionnel reconnaît nos enseignantes et enseignants comme les professionnels dévoués qu'ils sont. Je prie tous les députés et députées de se joindre à moi pour appuyer ce projet de loi. Je vous remercie. Voir aussi : |
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