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La route du succès passe par les familles d’écoles

Par Jeff Hainbuch
Surintendant, Toronto DSB

Pour plusieurs de nos élèves, l’éducation peut être leur unique chance de changer leur vie et d’avoir un impact sur celles de leurs familles. Pour ces élèves, une éducation de qualité pourrait être la seule façon de sortir de la pauvreté et du désespoir. Si nous souhaitons effectuer un changement dans les chances et les choix de vie pour nos élèves, nous devons nous assurer que le travail que nous accomplissons en tant que famille d’écoles a un impact sur la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage dans nos salles de classe.

Notre famille d’écoles a plus de facteurs démographiques présentant des défis que bon nombre d’écoles du Toronto DSB. Il est clair que le leadership pédagogique est un facteur clé pour faire la différence dans la vie de ces élèves. La route du succès dépend de l’accroissement de la capacité des familles d’écoles, des renforcements ciblés et de l’appui attribué à des besoins réels. Pour notre famille, nous sommes parvenus à le faire en formant des noyaux d’écoles et un réseau d’apprentissage de famille d’écoles. Tout simplement, nos noyaux d’écoles et notre réseau sont organisés de façon à aligner l’enseignement en salle de classe avec celui de notre conseil et de la province au moyen du Parcours fondamental de l’enseignement et de l’apprentissage (PFEA).

Notre famille d’écoles comprend 18 écoles élémentaires et 5 écoles secondaires avec environ 8 000 élèves. Les écoles élémentaires comprennent onze écoles PICO, deux écoles en action et une école de redressement. Quatre écoles secondaires sont identifiées par le ministère de l’Éducation comme étant des écoles urbaines avec une grande diversité. Ces écoles font face à des défis particuliers.

Chaque noyau comprend 4 à 6 écoles ayant des besoins communs, une proximité géographique et la même organisation scolaire. Chaque noyau a au moins une école PICO et comprend des écoles qui ont atteint différents niveaux de réussite selon les résultats de l’OQRE, les bulletins scolaires et autres données de l’école (DRA, CASI). Les noyaux d’écoles se rencontrent régulièrement avec leurs directions d’école et les enseignants leaders.

Une réunion du réseau de famille d’écoles a lieu chaque trimestre pour toutes les écoles, afin de consolider l’apprentissage, partager les travaux des élèves et planifier le cycle suivant du PFEA, ainsi que de partager les meilleures pratiques. L’année dernière, notre famille d’écoles, les écoles élémentaires et secondaires, a participé à un PFEA. Les notions d’imputabilité ont pris une importance prépondérante cette année. Cette année, nous continuerons de participer aux réunions des noyaux et du réseau d’écoles. Il me parait important de m’assurer que le travail que nous accomplissons a un impact sur le leadership des directions d’école et les pratiques pédagogiques. 

Nous avons demandé à toutes nos écoles de suivre régulièrement le PFEA de façon cyclique, de 6 à 8 semaines, et de nous en faire part. Le personnel enseignant et les directions d’école ont regroupé les attentes du curriculum et ont formalisé leurs communautés d’apprentissage professionnelles (CAP). On a fourni aux écoles le temps et les ressources pour développer des grilles d’évaluation, pour renforcer la capacité en ce qui a trait à l’harmonisation de l’évaluation des élèves et pour créer les tâches sommatives qui apparaissent dans les bulletins scolaires.

Plus récemment, nous avons créé un tableau de données pour les CAP, présentant les attentes du curriculum, les grandes idées, les tâches sommatives et les cibles d’amélioration de toutes les CAP de notre famille. Ceci est très utile, puisqu’il permet aux écoles de partager leurs pratiques. Nous utilisons cette information pour réorienter et aligner notre appui afin de répondre aux besoins de chaque école. Ce processus a haussé le niveau de l’enseignement et de l’apprentissage et a assuré une meilleure imputabilité.

Afin d’assurer une imputabilité encore plus importante cette année, j’ai commencé à tenir des rencontres de groupe avec les directions d’école de chaque noyau. Ces réunions sont particulièrement intensives et répondent à plusieurs objectifs. Des questions préalables sont remises aux directions d’école afin qu’elles puissent formuler à l’avance leurs idées et établir les attentes.

Principalement, ces rencontres avec moi permettent aux directions d’école d’être attentives aux besoins les plus évidents de leur école et aux changements organisationnels requis pour donner à leur personnel enseignant l’occasion de se rencontrer et d’apprendre ensemble. Les directions d’école partagent aussi leurs progrès quant au PFEA, ainsi que leurs besoins et leurs défis. Les directions d’école apportent avec elles des travaux d’élèves, des horaires de rencontres, des gabarits de planification et des tâches sommatives. Nous apprenons les uns des autres. Ce processus d’apprentissage permet aux surintendances et aux directions d’école de cheminer ensemble et de s’appuyer mutuellement tout au long de ce processus.

Je continue d’apprendre et je me considère privilégié. J’ai des enseignants et des directions REMARQUABLES, ainsi que deux directions d’école leaders, une au secondaire et l’autre à l’élémentaire, qui coprésident cette initiative en littératie. Nous avons aussi une accompagnatrice hautement compétente en littératie dans notre famille d’écoles et l’appui de deux agents du rendement du ministère de l’Éducation a été incalculable. Je continue de compter sur les conseils et les suggestions de tous nos leaders, qu’ils soient des enseignants ou des directions d’école dans notre famille.

En tant que famille, nous avons créé récemment un objectif SMART concernant le rendement en littératie. Cet objectif sera surveillé, école par école, tout au long de l’année. Nous savons que nous faisons une différence dans la vie de nos élèves. Cette affirmation est confirmée par les données sur le rendement de nos élèves, les témoignages de nos directions d’école et enseignants concernant notre travail sur le Cadre pour l’efficacité des écoles, ainsi que les témoignages de nos élèves, des parents, des enseignants et administrateurs dans le Wiki de notre famille d’écoles.

Nous savons que nous sommes dans la bonne voie, en tant que famille d’écoles, pour améliorer les chances et les choix de vie pour tous nos élèves.
 
-- Pour plus d’information, communiquez avec Jeff Hainbuch au TDSB en composant le 416 394-2034

 

Approche suggérée pour les surintendances

  • Constituer des noyaux de 4 à 6 écoles (en fonction de la taille du conseil), basés sur les besoins communs, la proximité géographique et l’organisation des écoles.

  • S’assurer que chaque noyau possède au moins une école PICO et qu’il est composé d’écoles de niveaux de réussite divers.

  • S’assurer que les noyaux d’écoles se rencontrent régulièrement avec les directions d’école et les enseignants leaders. Des rencontres du réseau des familles d’écoles sont organisées chaque trimestre pour consolider l’apprentissage, partager sur le travail des élèves et planifier le prochain cycle du PFEA et partager les pratiques réussies.

  • Demander aux écoles de décrire leur mise en œuvre du PFEA dans des cycles réguliers de 6 à 8 semaines.

  • Demander aux enseignants et aux directions d’écoles de regrouper les attentes du curriculum et de formaliser leurs CAP.

  • Créer un tableau de données pour les CAP, dans lequel figurent les attentes du curriculum, les grandes idées, les tâches sommatives et les cibles d’amélioration de toutes les CAP de notre famille.

  • Utiliser ces informations pour réorienter et réaligner le soutien afin de répondre aux besoins de chacune des écoles.

  • Commencer par rencontrer un groupe de directions d’école provenant de chaque noyau. Remettre une liste de questions préalables aux directions d’école pour qu’elles puissent formuler à l’avance leurs idées et établir les attentes. Essentiellement, ces rencontres permettent aux directions d’école d’être attentives aux besoins les plus évidents de leur école.