Réussite des élèves/Apprentissage jusqu'à l'âge de 18 ansWilliam et Matthew dans la cuisinePatrick Kenny, traiteur. École secondaire catholique Renaissance William, élève. École secondaire catholique Renaissance Denyse Le Brun, enseignante en éducation coopérative. École secondaire catholique Renaissance William – Alors je voulais savoir comment ça marche le monde du travail. J’ai mis environ quatre « work experience » dans mon CV. Donc, ils vont savoir que j’ai beaucoup d’expérience au travail. Patrick Kenny, traiteur - Il faut qu’on donne une chance aux élèves qui sont pas dans le travail aujourd’hui. Tu peux donner un choix aux élèves et ils peuvent voir ce qui est dans le métier pour voir qu’est-ce qu’ils peuvent faire et s’ils vont aimer cela comme carrière. Matthew, élève. École secondaire catholique Renaissance Denyse Le Brun – Ça faisait déjà quatre mois que je l’interviewais et je lui disais « qu’est-ce que tu veux faire? » et lui ça en était un qui disait « Je ne le sais pas, je ne le sais pas. » Il voulait un métier. Puis on parlait de mécanique, on parlait de plombier, des métiers typiques. Il était intéressé mais en même temps il n’y avait pas de feu qui s’allumait. Puis là, tout à coup, on a suggéré la cuisine. Ah bien là, le feu s’est allumé. On a vu une passion en lui et c’est ça que tu vas aller chercher dans l’élève. Tout le reste, ça vient avec de bons superviseurs et des bons mentors et un programme qui est efficace pour bien encadrer l’élève. Matthew – J’ai demandé au réseau coop si je pouvais travailler dans la cafétéria. J’ai aimé cela et je suis resté là. Dans la cuisine, il y a toujours quelque chose de nouveau, au lieu que dans la classe avec un professeur chaque jour pour faire des devoirs. Dans la cuisine, tu fais quelque chose qui n’est pas sur papier et tout cela. Jean Bouchard, directeur, École secondaire catholique Renaissance. Matthew - Je pense que ça me donne un « break ». C’est comme un break d’être dans la classe toute la journée. Et quand je vais dans mes deux dernières classes, je suis plus réveillé, j’apprends plus, j’écoute plus. Avant c’était comme « ah mais quand est-ce que ça va finir? » Maintenant quand je fais mes devoirs c’est comme « ding, c’est déjà fini ». William – J’aime parfois être dans mes classes et parfois être en coop. J’aime mieux être en coop. Patrick Kenny, traiteur – Les premières danoises sont prêtes. Fais attention parce que la chaleur va pousser dans…. Il faut que tu regardes si elles sont toutes prêtes. Toutes celles-là ne sont pas prêtes encore. Une couple de minutes. William qui est rentré, qui au commencement était vraiment nerveux mais maintenant quand il rentre il sait quoi faire, il lave ses mains, il commence les travaux et puis des fois je peux le laisser tout seul maintenant. Jean Bouchard - Il avait de la difficulté à s’exprimer dans le groupe. Aujourd’hui c’est un élève accompli, c’est un petit bonhomme qui, d’après moi, va réussir très bien dans la vie. William – Avant, à mon tout premier coop, j’étais un petit peu gêné à parler aux clients, parce que je ne parlais pas beaucoup vraiment anglais. Quand j’ai pris mes trois autres coop, je pouvais parler aux travailleurs en anglais et aux clients parce que ça me gêne moins. Patrick Kenny, traiteur – Je pense que c’est la deuxième fois que j’avais des élèves coop avec moi et ils ont vraiment bien travaillé, on travaille tous ensemble, c’est comme une petite famille. William – Comme j’ai appris à être patient, à aider des personnes dans mon travail et être respectueux. Patrick Kenny, traiteur – Rentre, rentre, rentre-le, OK, sors-le maintenant. Est-ce que c’est net? Oui. Ils sont tous prêts. Mon rôle dans ce programme-ci, c’est comme un professeur. Il faut qu’on montre aux élèves comment faire les choses. Je suis un professeur de cuisine, je peux dire. Matthew – Le coop m’a comme donné la confiance pour aller chercher un travail en dehors de la coop. Moi je vais sûrement travailler dans un magasin de musique où ils vendent des pianos ou aider les personnes avec la musique. |
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