Réussite des élèves/Apprentissage jusqu'à l'âge de 18 ansManon – La pharmacieLise Vaillancourt, pharmacienne chef. Hôpital Montfort. Manon, élève. École secondaire publique Gisèle-Lalonde. Ricky Briggs, enseignant en éducation coopérative. École secondaire publique Gisèle-Lalonde Lise Vaillancourt, pharmacienne - Les affaires académiques m’ont contacté comme pharmacienne chef pour savoir si je pouvais prendre une étudiante coop. Tout d’abord c’était pour quatre mois, et honnêtement je trouvais cela un peu long. Finalement on s’est entendu pour un mois et je lui ai dit « Si elle apprend rapidement et que je peux lui trouver des tâches qui vont faire qu’elle va s’occuper pendant quatre mois et qu’elle va apprendre quelque chose, on s’en reparlera. Finalement Manon s’est très bien intégrée, elle a appris très rapidement. Manon, élève - J’ai toujours eu une grosse passion pour la santé et la biologie. Étant dans le domaine ici je vois beaucoup. Je vois pas juste la pharmacie, je vais voir des gardes-malades travailler. Ça me fascine vraiment. Si jamais je travaille en pharmacie, moi je voulais être dans un hôpital. Je voulais faire sûr que j’aimais le travail technique dans l’hôpital, pour faire sûr que je prends une bonne décision. Lise Vaillancourt, pharmacienne - C’est important pour eux d’aller chercher de l’expérience sur le marché du travail parce qu’ils ont tellement une grande panoplie de choix de carrières que c’est difficile de faire des choix. Manon, élève - Tu vois les autres travailler et tu viens que tu apprends les techniques en les regardant. Après tu peux faire toi-même, t’apprends toujours. Je suis toujours en train de penser, comme tu vois, moi je suis avec mes médicaments. Je vois toujours les noms de médicaments. Ça vient dans ma tête et quand je rentrerai au collège, je vais être prête. Lise Vaillancourt, pharmacienne - L’idée ça a été de lui trouver un travail qui convenait et puis surtout de voir aussi qu’est-ce que c’était la différence entre le travail d’un pharmacien et le travail d’un assistant en pharmacie, vue que son hésitation était à ce niveau-là au départ. Ça va éclairer, en tous cas, sa lanterne, à savoir quel chemin prendre. Maintenant elle sait qu’est-ce qui l’attend. Ricky Briggs, enseignant en éducation coopérative. Nous avons un programme qui s’appelle OGAP qui nous permet de personnaliser l’apprentissage. Dans le cas de Manon, on a ciblé un cours qui était en biologie, qui est le cours connexe. Donc, on tente de faire le lien entre le cours connexe et l’apprentissage que l’élève fait en milieu de travail. Manon, élève - Je suis dans le programme de MHS mais je suis en santé. Donc, j’ai appris, j’ai étudié un peu l’anatomie physiologie à l’école et qu’on use dans le domaine de la santé. Je suis dans un hôpital, donc souvent j’entends les termes médicaux et je suis capable de les reconnaître. T’as les jambes en-dessous d’un pupitre, t’es assis et tu apprends la matière tandis que ici tu es debout, tu travailles, tu n’as pas de matière mais tu es quand même aussi équipée que si je suis à l’école à cause que j’ai toujours différentes tâches à apprendre. Niveau académique, mes notes, honnêtement sont plus hautes. Lise Vaillancourt, pharmacienne – Lorsqu’elle est allée aux soins intensifs avec une de mes pharmaciennes qui normalement est en charge des étudiants en pharmacie. Elle m’a dit justement qu’elle avait trouvé que Manon comprenait vite et que pour quelqu’un qui n’avait pas de connaissances, qui n’avait jamais étudié là-dedans dans le fond, qu’elle était capable de faire des liens assez rapidement et de poser des questions qui étaient pertinentes et qu’aussi elle avait bien saisi la notion de confidentialité. Manon, élève - On veut pas causer une erreur, c’est sérieux les médicaments, c’est la vie ou la mort. Chaque unité paie pour leurs propres médicaments, quand ils n’utilisent pas les médicaments en haut ils reviennent en bas. Les porteurs eux autres vont amener les médicaments dans les bacs bleus ici. On va dire qu’un comprimé qui va être dans le bac bleu je vais le charger au 3e Est et je vais créditer le médicament, je vais faire moins un parce qu’ils ne l’ont pas utilisé. Et on le remet à leur place. Guylaine Ayotte, directrice. École secondaire publique Gisèle-Lalonde Manon, élève – Le professeur nous a remis une feuille, chaque semaine, qu’on doit remplir. C’est du lundi au vendredi. Chaque jour je vais écrire les tâches que j’ai faites et je vais le rapporter à mon professeur chaque vendredi. Ricky Briggs - Ça va bien au travail? L’élève aussi doit revenir en salle de classe pour faire les sessions d’intégration. L’employeur doit évaluer l’élève autant que moi je dois être présent aussi à l’évaluation. Lise Vaillancourt, pharmacienne – Manon n’est pas arrivé comme un cheveu sur la soupe. C’était d’expliquer qu’est-ce que c’était le but, d’où elle venait. Je pense que pour les gens de Montfort, d’aider la communauté franco-ontarienne, c’est notre rôle et les gens comprennent ça. Il y a tout l’aspect de la sécurité des patients, s’assurer qu’on a des étudiants qui sont responsables. Un étudiant qui s’intègre bien comme cela, c’est parfait parce que là Manon maintenant c’est de l’aide pour nous. Elle aide les gens, elle fait pas juste observer. Elle accomplit des tâches maintenant, ce que je ne pensais pas qu’elle pourrait faire au début. Alors, c’est intéressant, c’est intéressant pour elle et pour nous aussi. Manon, élève – Si quelqu’un dit « Moi, j’aime ce domaine-là. » Mais tu peux pas vraiment savoir si t’aimes ça avant que tu l’as travaillé, avant que tu l’as fait. C’est cela qui a vraiment fait la différence pour moi. |
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